Par où commencer, quoi dire de ce voyage. Pleins de belles images dans les yeux, déjà, quelques rencontre, avec moi-même également.
J’ai beaucoup aimé stockholm. C’est une super ville. Serrée entre la mer Baltique et les îles du lac Mâlaren. Un pays très loin des pays latins que nous avons l’habitude de connaître. Le pays des vikings…des maisons en bois rouges, des élans, d’un climat hostile.
J’ai commencé mon voyage avec de la pluie, un temps gris et froid. Etrange. Mais le lendemain, le soleil et apparu et les gens sont tout a coup sorties. A mon grand bonheur.
Beaucoup de touristes, de français, espagnols, italiens surtout, je ne sais pas ce qu’ils ont avec se pays. Mais j’en croisais à chaque coin de rues. En famille, en couples, seul…
Mes deux premiers soirs, je les ai passé a Bromma, un quartier un peu éloigné du centre ville. Métro et bus pour rejoindre la ville. Grand hôtel sans vie, mais une serveuse au bar tellement jolie…lol
Je n’ai pas grand-chose à dire sur cet hôtel si ce n’est que j’ai rencontré un couple de français, de beauvais. Carrément, je ne savais pas que l’on pouvait habiter à Beauvais. Ils prennent l’avion comme on prend le bus. Bon ce n’était pas les gens les plus intéressant, voir limite beauf. Me disant qu’ils adoraient la propreté de cette ville, autant dans sa population, comparant cela a des quartiers français, ou c’est un peu l’Algérie. Vous voyez le genre…
Genre on a rien à se dire surtout…ouai !
Alors c’est vrai pour parler plus intelligemment. La Suède ne connaît pas vraiment l’insécurité. Cette sensation se ressent partout, ou je suis allé, le métro à 4 heures du matin…pas un mot plus haut que l’autres, pas de viande saoule. Je ne peux pas dire que c’est de la discipline, mais c’est autrement, c’est une façon de vivre et d’être. Voila tout.
Deux jours de balades, pour découvrir la ville, les quartiers, le vieux quartier pittoresque de Gamla Stan. Maisons aux couleurs vives, compressées, les unes avec les autres. Des pavés où l’on peut encore avec de l’imagination entendre le bruit des sabots et des calèches. Le brouhaha d’une vie de rue en 1600. Attendant les bateaux, remplis de saumons. Puis vendre a la criée.
La city sorte de New York du nord, rues gigantesques, centres commerciaux, styles précieux et travaillé. Places complètement folles, de gens de circulation. Kulturhuset, centre Pompidou, de suède, centre dédié a la culture, surplombant une place géante, presque trop.
Les années 1950 ont vues ce quartier complètement se transformer. Vers le nord est, Stureplan, le quartier chic des nuits folles de Stockholm. J’ai effectivement craqué sur les H&M qui foisonnent a chaque coin de rue. Histoire d’être dans le coup, me fondre a la population.
Mardi, j’avais réservé un petit hôtel, près de la gare, « central station » l’hôtel terminus. Un petit hôtel sans prétention, une chambre seul, minuscule, sans douche. Mais bon marché.
Et a deux pas du centre.
Le lendemain, par contre je me suis rendu à ma petite auberge, dans le quartier de Sodermalm.
Sodermalm, le faubourg du sud. Est devenu l’île la plus en vue de la capital, écrivains, artistes, galeries, bobos.
Je suis arrivé, vers 19hOO, j’ai « checké » mon lit, détendu un peu dans le salon, voir si je ne voyais pas d’autres personnes. Effectivement pleins de gens, allemands, espagnols, français. Oui Français. Alors je dois dire quelque choses sur les français, en voyage. En tout cas ceux que j’ai rencontré. On ne pas dire que se soient les plus « friendly ». Le contact est toujours difficile. Lointain. A croire qu’on les dérange.
Je dis ça par rapport aux américains, qui sont surprenant. Alors il est vrai que ça ne fera pas forcement une amitié de 20 ans, mais le contact est immédiat, sympathique, curieux.
Ce soir la je suis sortie tout seul, pour rejoindre les bains de Stockholm, « central badet » vieil établissement de 1900, de style art nouveau, magnifique endroit. Tout de suite une atmosphère de calme et de sérénité s’est emparée de moi. J’ai monté les escaliers interminables, pour enfin découvrir les bains, une piscine somptueuse, éclairée par le fond et surplombé de magnifiques colonnes en bois distribuant un balcon faisant le tour du bac.
Une musique relaxante, quelques suédois venant se reposer après une journée de travail.
Il y avait se groupe de fille, ou devrais je dire de femmes, 5 au total, la cinquantaine, mais accompagné d’une très jolie blonde de mon âge qui je dois l’avoué ma tapé dans l’œil et je crois sans être prétentieux que moi également je ne la laissait pas indifférente. Mais les circonstances ont voulu que rien ne soit arrivé. Peut être que dans d’autres circonstances. Nous aurions pu nous connaître. Ça laissera une part de mystère qui me plait assez.
Un moment magique, de sérénité auquel j’avais vraiment besoin.
Le soir quand je suis retourné a l’auberge vers 23h00, en passant dans la cuisine j’ai croisé un allemand qui lisait un livre sur Godard ! bref je passe le pas de la chambre, me déshabille, silencieusement, puis monte dans mon lit. A peine j’ai mis les mains sur les draps, que je sens le pied de quelqu’un………
Je redescends, me disant, putain, bah ça commence bien. Je reviens, dans la cuisine et interpelle l’allemand, lui demandant si il a vu quelqu’un passer dans la chambre, il me réponds : « no », et je lui dit : « non parce que il y a quelqu’un dans mon lit » (en anglais, of course) et on commence a se marrer tout les deux.
On revient en dessous du lit et je commence à réveiller le type. Impossible !! Une bûche. 5 vrais minute pour le sortir de son sommeil !!!!!!!!!!!! lol. Bon apparemment il était sévèrement attaqué. Bref, il se réveille, sort du lit, complètement à poil. Lol dans mon lit. Je lui dit « tu sais que tu dors dans mon lit la ? » lui nous disant, « mais quoi y a pleins de lit, c’est pas le tiens ça », bref…on a tout de suite compris qu’il n’était pas d’ici, enfin de l’auberge, il était sûrement rentré, en profitant de la porte d’entrée quelque fois entre ouverte.
Il a mis ses affaires, pris son sac vide, j’ai regardé dedans avant qu’il partes voir si il n’avait rien tapé dans la chambrée.
Ensuite après ça avec l’allemand, on s’est posé dans la cuisine, pris une bière et discuter tout les deux. Il faisait une fac de lettre en Erasmus à Stockholm, et attendait de trouver un vrai appart. Du coup on a parlé cinoch, ayant vu son livre sur Godard, je lui est parlé de la « nouvelle vague » française. C’était sympa.
Le lendemain matin, petit déj et balade. Au « vasamuseet » un musée splendide. Ou un navire entier qui avait sombré dans la baie, a été remonté, restauré et entreposé dans un bel écrin de bois, et voila comment faire un musée, ultra intéressant. On monte les six étages tout en surplombant le bateaux, le pont, les canons, tout ça dans un vieux bois d’époque. C’est tout simplement extraordinaire.
Ensuite balade, dans l’île pour aller voir l’unique musée en plein air du monde « Skanset », sur la vie scandinave a l’époque. Une très chouette expérience. On déambule dans des villages en bois, habités par des gens en couleur de l’époque, faisant chauffer une marmite, faire le pain, tisser la laine, etc…
Il y a également un petit zoo, avec les animaux de la région, ours, phoques, renards, élans, reines, loups. Le tout toujours bien pensé, on s’y croirait vraiment. C’est assez bluffant.
Ensuite je suis allé prendre mon bateau pour les îles direction Vaxholm. Sûrement mon meilleur souvenir du voyage. C’était tout bonnement splendide. Comme dans mes rêves, mes images de ce pays. Tout était la, le bateau, les îles vertes, sur des rochés sombres. Des petits havre de paix pour suédois fortuné ou pas d’ailleurs. Des ponts se jetant dans la mer. Des jardins coupés a l’anglaise. On aurait voulu y passer une nuit, tellement les endroits étaient ravissants, apaisant. La brise sur les joues, je regardais ce paysage merveilleux.
Un autre air de vacance, s’empare en moi. La tête au soleil sur le pont. Je fais la connaissance d’un vieux monsieur. Qui me passe un journal pour m’asseoir sur les bancs mouillés. Et me raconte des histoires sur les bâtiments que l’on croise. Merci Monsieur !! D’avoir égaillé mon âme. Le voyage dure une heure et demie. Puis nous arrivons a destination. Petite ville charmante, habitée, par des locaux, qui ne quitteraient pour rien au monde cet endroit enchanteur. Un petit paradis. Des maisons en bois, de toutes les couleurs. On avait l’impression que le temps s’était arrêté ici. Une autre vie, près mais en fait loin de tout.
J’y reste une heure, puis je reviens près du port pour attendre mon bateau et retourner a Stockholm.
Je suis allé boire un verre dans le coin des bars et des boîtes. Croisé de magnifiques femmes, toutes habillés comme dans un magazine de mode, que je connais bien… les suédois en général sont très bien habillés. Du moins dans la capitale.
J’ai pu voir, ces jeunes, se faire recalés, car ils n’avaient pas 21 ans. La loi interdit l’alcool au moins de 21 ans. En rentrant a l’auberge, vers 23h00, j’entre dans la salle a mangé, tous les espagnols sont la entrain de discuter avec d’autres filles espagnols. Ils m’interpellent et me demandent si ça me tente d’aller en « party » avec eux, aller « balare ».
Nous voila tous partis, deux taxis différents, pour rejoindre un même endroit, une sorte de boîte, ouverte donnant sur le port. Super endroit. Dans la troupe un seul parlait anglais. Un espagnol mais vivant a Toronto depuis tout petit. Super sympa. On arrive la bas, « gin tonic »
Les voila, super entreprenant, discutant avec des filles. C’est toujours plus facile quand vous vous connaissez entre vous. Je vous jure, essayez !! Bref, je discute avec l’une d’ente elle. « Catarina », qui vient d’avoir 24 ans. Jolie, un peu gironde, un œil qui part un peu sur le coté, très belle, enfin moi j’aime beaucoup. Elle vient de revenir de Paris, ville qu’elle a adorée et tout et tout.
Puis les gens que l’on a rencontrés nous quittent, pour aller dans un autre endroit, mais nous ne pouvons les suivrent, c’est une fête de leur école.
Alors on reste ensemble encore une heure avec les espagnols, puis je leur dis que je suis vraiment fatigué alors, je vais rentrer. Du coup ils ont tous suivi, personne à part moi et l’américano espagnol ne parlais anglais de toute façon.
On rentre a pied, discutent, j’adore, ça me fait parler l’anglais et j’adore ça. Je commence vraiment à ne pas être ridicule en discussion, comme ça, à la volée.
Eux après ça, quelques uns, on absolument voulu acheter du shit. La je les ai laissé. Ce n’est vraiment plus de mon âge…
Je me suis couché. D’autres personnes dormaient dans la chambre. Le matin alors que je me prépare a partir dans mon ptit hôtel terminus, je fais la connaissance d’un américain, ou plutôt c’est lui qui vient a moi, me tendant sa main, « hey, i’m josh. » je vous l’ai dit, super ces américains. Mec génial, vivant a san diego. Qui est venu faire un petit tour de l’Europe avec sa girlfriend. Fan de vtt de descente, il venait de se faire les portes du soleil en savoie. Il a été complètement tétanisé par la beauté des lieux. Chamonix, le mont blanc. On sympathise tout de suite. Je lui indique les endroits qu’ils doivent absolument voir a stockholm. Faire les îles, je lui montre mes photos. Puis on se passe nos coordonnées. Il vend des accessoires de montagnes, il tient sa petite boutique a San Diego. M’appelle par mon prénom.